Photographies rares de ballons d’observation militaires de la Première Guerre mondiale, 1914-1918

Un tablier de ballons est suspendu pour défendre Londres contre les attaques aériennes. 1915.
L’observation a joué un rôle incroyablement important dans la guerre aérienne de la Première Guerre mondiale. Tous les principaux belligérants utilisaient des ballons d’observation pour observer les lignes de tranchées et les mouvements de troupes ennemis.
Ces mastodontes volants étaient utilisés pour diriger l’artillerie, ce qui nécessitait des observateurs et une observation bien au-delà de la portée visuelle des observateurs au sol.
Si les avions permettaient d’enregistrer les positions et les mouvements ennemis sur pellicule, la présence d’observateurs en temps réel et de nacelles de ballons d’observation reliées au sol par téléphone était essentielle. Cela permettait à l’artillerie de tirer parti de canons de plus en plus gros et à la portée considérablement accrue.

Soldats français avec des bouteilles d’hydrogène utilisées pour gonfler des ballons d’observation. 1915.
La première utilisation militaire de ballons d’observation a eu lieu au sein du Corps aérostatique français pendant les guerres de la Révolution française, la toute première fois lors de la bataille de Fleurus (1794).
Le plus ancien ballon d’observation conservé, L’Intrépide, est exposé dans un musée viennois. Ces ballons furent également utilisés par les deux camps pendant la guerre de Sécession (1861-1865) et continuèrent d’être utilisés pendant la guerre franco-prussienne (1870-1871).
La Première Guerre mondiale a marqué l’apogée de l’utilisation militaire des ballons d’observation. Les Britanniques, malgré leur expérience acquise en Afrique à la fin du XIXe siècle, étaient en retard dans ce domaine et utilisaient encore des ballons sphériques.

Des soldats allemands produisent de l’énergie pour gonfler un ballon d’observation. 1914.
Ces modèles furent rapidement remplacés par des types plus avancés, connus sous le nom de ballons cerf-volant, dont la forme aérodynamique leur conférait stabilité et leur permettait de fonctionner dans des conditions météorologiques plus extrêmes.
Les Allemands ont d’abord mis au point le ballon de type Parseval-Siegsfeld, et les Français ont rapidement réagi avec le type Caquot.
En règle générale, les ballons étaient attachés à un câble en acier relié à un treuil qui remontait le ballon à la hauteur souhaitée (souvent au-dessus de 3 000 pieds) et le récupérait à la fin d’une session d’observation.

Des soldats allemands gonflent un ballon d’observation. 1915.
En raison de leur importance en tant que plateformes d’observation, les ballons étaient défendus par des canons antiaériens, des groupes de mitrailleuses pour la défense à basse altitude et des avions de chasse en patrouille. Attaquer un ballon était une entreprise risquée, mais certains pilotes appréciaient le défi.
Les plus célèbres étaient connus sous le nom de « casse-ballons », parmi lesquels des personnalités telles que le Belge Willy Coppens, l’Allemand Friedrich Ritter von Röth, l’Américain Frank Luke et les Français Léon Bourjade, Michel Coiffard et Maurice Boyau.

Un ballon du Royal Flying Corps australien sur le front ouest en Belgique. 1917.
De nombreux experts en destruction de ballons prenaient soin de ne pas descendre en dessous de 1 000 pieds (300 m) afin d’éviter de s’exposer aux canons antiaériens et aux mitrailleuses.
L’expression idiomatique « Le ballon monte ! » pour annoncer une bataille imminente provient du fait que l’ascension d’un ballon d’observation signalait probablement un bombardement préparatoire à une offensive.

Une rangée de ballons de barrage utilisés pour suspendre des filets aériens à Brindisi, en Italie. 1918.

Des soldats australiens observent un ballon d’observation s’élever au-dessus d’Ypres, en Belgique. 1917.

On injecte de l’hydrogène dans un ballon d’observation pour le gonfler. 1914.

Un ballon d’observation allemand équipé d’une caméra longue portée. 1916.

Un ballon d’observation est gonflé près d’Ypres, en Belgique. 1917.

Un ballon d’observation est lancé près d’Ypres, en Belgique, pour repérer l’artillerie ennemie. 1917.

Un ballon d’observation survolant les ruines d’Ypres, en Belgique. 1917.

Un ballon d’observation est préparé pour le décollage à Ypres, en Belgique. 1917.

Un officier se prépare à monter à bord d’un ballon d’observation près des ruines d’Ypres, en Belgique. 1917.

Un ballon d’observation allemand en vol. 1915.

Un ballon d’observation s’élève au-dessus du front français. 1915.

Des soldats allemands aident un observateur en haute altitude à enlever ses lourds vêtements. 1915.

Un ballon brûle au sol après une attaque aérienne allemande. 1916.

Un observateur allemand saute de son ballon muni d’un parachute. 1916.

Un observateur est dégagé d’un arbre après avoir sauté en parachute de son ballon. 1918.
(Crédit photo : Universal History Archive / Hulton Archive / Australian War Memorial / Getty Images).
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Bin bon, qui braille tant qui veulent, ils l’ont vraiment chercher cette race de fou a lier…